ce sont les anatomistes Mapihi,Ruysch et Albinus qui auraient découvert, dans la seconde moitié du 18e siècle, l'existence de marques caractéristiques sur le bout des doigts humains.
Vers la fin des années 1800, Edward Richard Henry, chef de la police londonienne, met sur pied la dactyloscopie, un procédé d'identification par empreinte digitales qui s'avère presque infaillible. Le taux d'erreur n'est que de 1 cas sur 15 000! sur les sites où les crimes ont été commis, les enquêteurs utilisent une poudre contenant des agents chimiques tel l'aluminium; grâce à cette poudre, les empreintes que les malfaiteurs ont laissées sur les objets deviennent visibles. Ce procédé révolutionnaire permet de faire la lumière sur nombre de meurtres qui, autrement, seraient demeurés insolubres. En moins d'une année, les membres du bureau d'enquête élucident plus de 100 cas mystérieux. Invisibles à l'oeil nu à moins qu'elles n'aient été en contact avec un liquide, par exemple du sang, les empreintes digitales sont de nos jours mises en évidence à l'aide d'une poudre de sel d'or et de zinc, puis photographiées.
Pour confirmer la "signature" d'un présumé assassin, il faut que les empreintes trouvées sur les lieux du crime présentent une quinzaine de caractéristiques connues des milieux judiciaires. Dans le cadre d'une enquête cependant, il suffit que les empreintes répondent à huit critères pour que les services de police considèrent la piste comme sérieuse.
Des banques d'empreintes digitales
La disposition des sillons se trouvant sur le bout des doigts d'un être humain est unique. Même les jumeaux dits identiques n'ont pas les mêmes empreintes digitales, bien que les différences soienet minimes.
les empreintes digitales comprennent des boucles, des arcs, des verticilles et des tourbillons. Comme les doigts sont toujours imprégnés d'humidité, ils laissent des traces sur les objets qu'ils touchent.
Les empreintes des gens qui ont eu des démêlés avec la justice sont conservées dans des fichiers électroniques; les policiers peuvent ainsi les comparér avec celles trouvées sur le site du crime. Certaines entreprise, craignant les fraudeurs, utilisent les empreintes digitales pour répertorier leurs employés et leur donner accès au bureau. Ainsi, tout employé pénétrant dans l'enceinte de l'entreprise doit s'identifier en posant sa main sur un écran lecteur qui authentifie ses empreintes.
ADN, encore plus sûr
on a récemment découvert un procédé encore plus efficace que la prise des empreintes digitales: l'analyse de l'ADN, élément principal des chromosomes. La seconde méthode détrône de plus en plus la première, car son taux d'erreur n'est que de 1 cas sur 50 milliards! Selon les chercheurs, l'identification d'un suspect par analyse de l'ADN relève de la quaisi-perfection. L'ADN est présent dans toutes les cellules du corps: on peut donc le trouver dans un cheveu qui traîne, dans une goutte de sperme, dans une tache de transpiration ou de salive, dans des pellicules ou des parcelles de peau laissées sur un tissu. En analysant l'ADN contenu dans le moindre fragment de matière organique, les enquêteurs sont en mesure d'identifier clairement un suspect, ce qui n'est pas le cas avec les empreintes digitales, qui sont difficiles à "lire" quand elles sont en angle, à moitié effacées ou de différentes tailles.